Art Paris Art Fair 2016

Art Paris Art Fair 2016


Exposition du 31 mars au 03 avril 2016
Grand Palais, Paris

Trois, deux, un… Art Paris Art Fair ouvre ses portes du 31 mars au 3 avril au Grand Palais !

 L’événement est un des plus attendus de l’année et pour cause, la grande foire d’art contemporain est une des plus prestigieuses et convoitées du monde.

Peinture, dessin, photographie mais aussi design et édition d’art composent un vaste panorama artistique venu des quatre coins de la planète : 143 galeries d'une vingtaine de pays présentent un tour d’horizon des créations modernes et contemporaines. Escale oblige en Corée du Sud, invitée d’honneur de cette édition 2016. Le « pays du matin calme » se trouve dignement représenté à travers la richesse de sa scène culturelle. Des premiers modernistes comme Ungno Lee, représenté à la Galerie Thessa Herold, à l’exposition d’artistes émergents avec la Galerie 313 Art Project ou encore la Soso Gallery, plus de 70 artistes coréens sont présents.

Découverte et exploration se poursuivent, avec, pour la première fois, l’accueil de l’Azerbaidjan, de la Colombie et de l’Iran. Des voyages hauts en couleurs n’éclipsant pas la présence des galeries parisiennes incontournables.

Zoom sur…

L’A2Z Galerie (stand D2), qui présente Ma Desheng.

Au lendemain du « réalisme socialiste » maoïste, Ma Desheng pose la première pierre sur laquelle va  s’édifier une nouvelle ère : celle de l’art contemporain en Chine. S’affranchissant de l’« art-production » au service de la propagande, il fonde le groupe avant-gardiste des « Etoiles ». Sans atelier de peinture, ni endroit pour exposer, les membres prônent la liberté d’expression et défient les autorités en accrochant leurs travaux sur les grilles extérieures du Musée des Beaux-arts. 1992, Ma Desheng perd la mobilité de son corps. Pendant 10 ans, l’artiste laisse place à l’homme. Une décennie de rééducation, de réapprentissage mêlés à une volonté de fer et un courage combatif sont nécessaires pour qu’en 2002, l’artiste renaisse.  

Ma Desheng, Sans titre, 2012.

De la première pierre posée à celles peintes sur ses toiles, Ma Desheng façonne la matière picturale pour faire naître des êtres de pierre au coeur sensible.

La Galerie Claude Bernard (stand B13), qui présente Ronan Barrot.

Ronan Barrot, Le Ruisseau, 2010.

Ronan Barrot est résolument peintre. Une affirmation qui n’a rien d’anodine, puisque jamais il ne s’est lassé de la toile, à une époque l’art de Duchamp faisait loi. Fort de ce choix, une puissance mystérieuse émane de ses tableaux. La peinture dessine des traces sombres, qui ne parviennent pas à masquer l’arrière-plan saturé de couleurs vives. Marque d’une hésitation ou reconnaissance de la dualité de la vie ? Le relief de sa matière témoigne sans doute un peu des deux : une dynamique de dimensions où l’on ne sait pas si le mouvement est figé ou si le figé est mouvement.

 

 

La Galerie Lazarew (stand A18), qui présente Evrard et Koch.

 A la frontière de l'architecture, de la sculpture et de la peinture, les œuvres d’Evrard & Koch combinent le trio lignes/couleurs/plans dans un melting-pot alliant Néoplasticisme, De Stijl et Art cinétique.Vue de face, chaque œuvre semble se construire par la couleur dans une puissante unicité, rapidement troublée une fois qu’on change d’angle.

Hors Cadre #1.11, 2015

La compréhension de la distribution des plans ne se manifeste qu’en jouant du regard, en se déplaçant pour alors laisser apparaître une troisième dimension. Dès lors, chaque plan acquière sa propre autonomie dont la révélation ne pourrait se faire sans appréhender l’ensemble de l’œuvre.