Ofuda, la collection Bernard Frank

Ofuda, la collection Bernard Frank


Exposition du 11 mai au 12 septembre 2011
Musée Guimet, Paris

Un ofuda se présente le plus souvent sous la forme d’un feuillet de papier imprimé qui, grâce à la présence centrale d’une image ou parfois simplement d’une inscription, incarne un être vénéré dans le bouddhisme ou, plus rarement, dans le shintô. Celui-ci, distribué aux fidèles, est tout à la fois support de dévotion privée et talisman signifiant la présence agissante de la divinité.
Si le bouddhisme s’est aujourd’hui largement répandu en Occident, et malgré l’engouement actuel pour la culture japonaise, qui a popularisé l’esprit et l’esthétique du Zen, le bouddhisme japonais dans ses spécificités reste largement méconnu.
Modestes feuillets, talismans investis de la présence agissante, bien qu’éphémère, du dieu qui y est représenté, ou bien preuve chargée de l’efficace surnaturelle de l’accomplissement d’un pèlerinage, ces ofuda nous permettent, mieux qu’aucun autre support, de prendre la mesure de la dimension personnelle et quotidienne de la pensée bouddhique, grâce au prisme des pratiques et croyances individuelles.
C’est à la découverte du panthéon bouddhique japonais que nous invite cette exposition, à travers la collection d’ofuda de Bernard Frank, présentée pour la première fois en France au grand public.
Cette collection - la plus complète au monde – est représentée ici par 160 de ses plus belles pièces, comme autant de témoignages émouvants de la dévotion des croyants.
Cette exposition, qui permet d’appréhender avec une grande clarté la formation et la complexité du panthéon bouddhique japonais, nous permet aussi d’entrevoir le travail patient et passionné de ces chercheurs qui, d’Emile Guimet à Bernard Frank et ses disciples, ont oeuvré jusqu’à aujourd’hui à mieux comprendre et faire connaître la pensée bouddhique.
Aujourd’hui, dans une scénographie rendant hommage à l’architecture et à l’atmosphère des temples japonais, statues et ofuda sont mis en regard, et ce dialogue offre un éclairage inédit sur l’iconographie bouddhique au Japon mais aussi ses antécédents indiens ou chinois.