Gerhard Richter, dessins et travaux sur papier

Gerhard Richter, dessins et travaux sur papier


Exposition du 07 juin au 17 septembre 2012
Musée du Louvre, Paris

À l’occasion de la rétrospective itinérante de Gerhard Richter à la Tate Modern, à la Nationalgalerie de Berlin et de sa venue au Centre Pompidou jusqu'au 24 septembre, le musée du Louvre présente plus d’une centaine d’oeuvres sur papier. De ses premiers monotypes Elbe, paysages à l’encre noire datés de 1957, à ses encres sur papier de la série November de 2008, en passant par ses dessins de la série Halifax, griffures nerveuses au crayon des années 70, l’exposition au Louvre donne, pour la première fois en France, pleinement la mesure de l’oeuvre graphique de Gerhard Richter. Monotypes, encre de chine, mine de plomb, et aquarelles retracent ainsi, entre coulures hasardeuses de couleurs, monochromies de noirs et de gris, et spontanéité d’un trait acéré, griffé ou bien effacé, l’approche très singulière que Gerhard Richter a du dessin. Un exemple parfait de « non-dessin », très loin des caractéristiques habituelles attribuées à ce medium. En effet, Gerhard Richter s’est longtemps méfié de l’aspect artisanal, personnel et esthétique du dessin. Cette crise du dessin, perçu comme trop artistique, est survenue chez plusieurs artistes en Europe après la guerre, et a permis de renouveler de façon radicale la perception traditionnelle de cette technique. L’exposition révèle la diversité, la continuité et la place particulière qu’occupe le dessin au sein de l’oeuvre d’un des artistes les plus importants du XXe siècle.
Né en 1932 à Dresde, Gerhard Richter est formé aux Beaux-Arts de sa ville natale. Il fuit en 1961 la RDA et s’installe à Düsseldorf où il se réinscrit aux Beaux-arts. Il est l’un des peintres les plus importants de ces cinquante dernières années. En 1972, il représente la RFA à la Biennale de Venise. De ses premières linogravures datées de 1957, Elbe, paysages à l’encre noire laissant présager son passage à l’abstraction, à ses dessins, griffures nerveuses au crayon de la série Halifax des années 1970, en passant par ses aquarelles et ses récentes huiles sur papier où la matière s’étire et se superpose comme sur ses toiles récemment présentées à la Galerie Marian Goodman à Paris, l’exposition du Louvre donne pleinement la mesure de l’oeuvre graphique de Gerhard Richter, de sa diversité, de sa permanence tout au long de son immense carrière.