Tours 1500, capitale des arts

Tours 1500, capitale des arts


Exposition du 17 mars au 17 juin 2012
Musée des Beaux-Arts de Tours, Tours

Le musée des Beaux-Arts de Tours consacre une exposition à l’art en Touraine entre Moyen Age et Renaissance, célébrant cette époque charnière que constituent les dernières années du XVe siècle. L’activité artistique, foisonnante, se nourrit de la présence de la cour et d’une clientèle richissime. Les historiens ont depuis longtemps mis en évidence les connexions entre le réseau parisien et celui de la cour établie dans la vallée de la Loire. Le mécénat artistique ligérien oscille entre tradition locale et nouveautés italiennes. Les découvertes récentes permettent d’affiner nos connaissances sur les réseaux artistiques de l’époque. Au travers d’une sélection de panneaux peints, manuscrits enluminés, vitraux, sculptures, émaux, tapisseries, met en lumière une production exceptionnelle. Une attention toute particulière est portée sur les productions des peintres Jean Poyer, Jean Bourdichon et de leur entourage, sur celles du sculpteur Michel Colombe et des artistes de son atelier.

Des années où Louis XI y séjourne volontiers jusqu’à la fin du règne de Louis XII, la ville de Tours connaît un contexte favorable pour la création artistique. Comme le titre de cette exposition le suggère, cette situation est d’abord due au poids des commanditaires royaux, qu’il s’agisse du souverain lui-même, à partir de la fin du règne de Charles VII, ou des principaux agents de l’administration du royaume. La résidence royale, même discontinue, induit l’installation ou du moins le passage régulier dans la cité tourangelle de bien des membres du gouvernement. Elle va permettre également à certaines familles tourangelles de se hisser dans le corps social et d’atteindre de hautes fonctions édilitaires, formant ainsi une véritable «oligarchie de service». A ce dynamisme de la commande répond la croissance de la population artistique de la ville, avant de connaître un palier peu après 1500. Des artistes d’exception, comme le peintre Jean Fouquet ou le sculpteur Michel Colombe, ont contribué à établir la renommée de la ville et à construire le souvenir d’un foyer artistique riche, dense et actif, qui joua le rôle d’une sorte de laboratoire de la pré-Renaissance française avant que le centre de gravité de la création dans le royaume ne se déplace vers Paris et Fontainebleau, sous le règne de François Ier.