Liszt et la paraphrase

Liszt et la paraphrase


Exposition du 22 octobre au 08 décembre 2011
Musée d'Orsay, Paris

Si Franz Liszt figure aujourd'hui au panthéon des musiciens, sa célébrité n'est pas sans équivoque. Le goût d'une virtuosité parfois gratuite ; des préjugés tenaces de la part des puristes ; l'ampleur même de l'oeuvre… Autant de facteurs qui, en cette année d'anniversaire, incitent à écouter de plus près un art qui doit tant à son siècle, tout en annonçant les innovations d'un Wagner, voire d'un Debussy.
Transcriptions, Lieder, oeuvres chorales, représentent la fraction la moins jouée d'un catalogue immense. Transformer inlassablement ses propres oeuvres comme celles des autres, copier pour créer, voilà qui le rapproche dans sa démarche aussi bien des peintres que des plasticiens.
Avec Liszt justement, ce qui compte, c'est la paraphrase qui permet d'écouter d'abord des qualités sonores, résonance, texture, contrastes de registres, qui fait aussi sonner les musiques dont il s'empare d'une manière inouïe. Pour lui, la matière musicale était toujours en mouvement.
Entre Don Juan et Faust, il incarne bien toute la vigoureuse trivialité du nouveau siècle, son goût de l'estrade et des foules, des révolutions et des machines.