CO-WORKERS - Le réseau comme artiste

CO-WORKERS - Le réseau comme artiste


Exposition du 09 octobre 2015 au 31 janvier 2016
MAMVP / Musée d'Art Moderne, Paris

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente CO- WORKERS - Le réseau comme artiste, une sélection d’artistes internationaux formés dans les années 2000 qui renouvellent les processus de création autour d’une pratique essentiellement en réseau.  Mise  en   scène   par   le  collectif  new-yorkais  DIS et avec la participation curatoriale de 89plus, cette exposition fait émerger un langage inédit inspiré des ressources d’Internet. 

À l’initiative du Musée d’Art moderne, CO-WORKERS se déploie sur deux lieux, selon deux propositions : Le réseau comme artiste à l’ARC et Beyond Disaster à Bétonsalon - Centre d'art et de recherche. 

Dans un monde bouleversé par la troisième révolution industrielle, l’utilisation d’Internet et des supports de téléphonie mobiles a engendré un nouveau mode de communication lié à un flux constant d’informations. L’individu  est  à  la  fois  indépendant et  relié  à  des  réseaux  multiples : professionnels, techniques, artistiques, culturels, au-delà de toute limite géographique. Cette organisation est symptomatique de ce que le sociologue Barry Wellman appelle « l’individualisme connecté ». 
Ce qu’on nomme aujourd’hui The Internet of Things (l’Internet des choses), renvoie à l’idée que l’être humain n’est plus le seul sujet pensant mais que les objets qui l’entourent, composent un environnement intelligent qualifié d’Ambient Intelligence(Intelligence Ambiante). 

Au travers d’installations, de vidéos, de sculptures, de peintures, les artistes explorent cette complexité d’échanges qui dépasse l’échelle humaine. Ils s’intéressent à la manière dont l’intelligence et la conscience peuvent s’étendre aux machines, aux animaux, aux organismes vivants. Dans une société caractérisée par l’accélération des données et l’omniprésence de l’image, les artistes s’inscrivent dans une culture de la visibilité, où les limites entre sphères privées et publiques s’estompent, où l’intimité devient « extimité ».