Un Ricard, sinon rien

Un Ricard, sinon rien


Exposition du 29 mars au 26 août 2012
Musée des Arts Décoratifs, Paris

« L’Abus d’alcool est dangereux pour la santé ». Depuis l’interdiction de l’absinthe en 1915, la consommation d’alcool et la publicité qui en est faite sont soumises à une législation très stricte. Se faire connaître tout en respectant les lois, tel est le cas d’école retenu par Les Arts Décoratifs pour décrypter la communication de la société Ricard. À l’origine un homme, Paul Ricard (1909-1997) ; des couleurs, un graphisme, des slogans célèbres : « Garçon, un Ricard ! » ou « un Ricard, sinon rien », de nombreux objets (cendrier, broc, pichet), la chanson, le sport, l’écologie, l’art contemporain, le design… sont parmi les modes de communication successifs mis en place depuis 1932 par le fondateur de la marque. En interrogeant les acteurs et les archives de l’entreprise, l’exposition retrace ainsi 80 ans de communication créative.
Tout comme Michelin, Citroën, Poulain, Hermès, Paul Ricard a donné son nom au produit qu’il a inventé et à l’entreprise qu’il a créée. Forte personnalité, Paul Ricard se trouve naturellement au centre de la communication. Il dessine l’étiquette de son pastis en 1932, imagine sans cesse et anime les innombrables manifestations publicitaires qui font de Ricard une marque omniprésente dans la mémoire collective. A commencer par le choix des couleurs : le bleu et le jaune, qu’il impose comme code identitaire de la marque évoquant le ciel et le soleil de Marseille. Il travaille personnellement avec le publicitaire Yves Alexandre à la première campagne de la marque dont le slogan « Garçon un Ricard ! » anime des affiches à l’esprit du sud et est largement diffusé par les annonces et par les affiches. Toujours prête à innover, la marque confiera quelques années plus tard à l’agence Young et Rubicam en 1984 une nouvelle campagne, qui restera l’une des plus fameuses de l’histoire de la publicité. Destinée à revaloriser l’image de marque du produit « Un Ricard sinon rien », elle s’est poursuivie sur plusieurs années, jusqu’aux restrictions imposées par la loi Evin en 1991.