Pasolini Roma

Pasolini Roma


Exposition du 16 octobre 2013 au 26 janvier 2014
Cinémathèque française, Paris
Pasolini, qui n’était pas romain, est arrivé dans la capitale en 1950 à l’âge de 28 ans, pauvre, déshonoré, en exil involontaire du Frioul maternel. À sa mort dramatique sur un terrain vague en 1975, il était devenu une figure majeure du monde intellectuel et artistique romain. 
Les circonstances difficiles de son arrivée à Rome, cette rencontre avec l’altérité, dans un monde et un langage qui n’étaient pas les siens, ceux des sous-prolétaires, des « borgate », seront un formidable et puissant moteur de création. Rome va devenir le principal espace d’observation, son champ permanent d’étude, de réflexion et de combat. Approcher Pasolini dans ses rapports avec la ville de Rome, c’est entrer de plain-pied dans tout ce qui le constitue et le définit : l’amitié, la littérature, la politique, l’amour, le sexe, le cinéma.
Organisée de façon chronologique, la Cinémathèque invite le visiteur à suivre Pasolini, du jour de son arrivée à Rome, à la nuit de son massacre aux confins de la plage d’Ostie. On y retrouve, d’étape en étape, des fils rouges qui permettent de suivre à la trace cet homme d’une incroyable vitalité : les lieux de vie, les lieux des romans et des films, la poésie, le cinéma, les amis, les amours, les persécutions, les combats et les engagements dans la cité, les abjurations, à travers des matériaux de première main. Des murs-écrans scandent le parcours. Le visiteur est immergé dans la Rome d’aujourd’hui, dans des lieux pasoliniens qui permettent de mesurer la justesse de ses analyses sur le devenir de la ville. 
L’objectif : accompagner au plus près les années romaines de la vie foisonnante d’un homme créant et luttant sur tous les fronts. Donner l’impression que c’est Pasolini lui-même qui parle, guide, et autorise avec bienveillance à le suivre dans son cheminement, et mieux apprécier la pertinence de ses analyses qui peuvent mieux nous aider à comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.