Musée Français de la carte à jouer , Issy-les-Moulineaux

Exposition du 07 décembre 2011 au 11 mars 2012


Alice au royaume des cartes à jouer


Dans Les aventures d’Alice aux pays des merveilles (1865), Lewis Carroll, brillant créateur de jeux, met en scène des « acteurs » inattendus dont les figures et points d’un jeu de cartes anglaises ! L’exposition du musée illustre le propos à travers jeux, objets et oeuvres d’artistes.
Ce qui n’était a priori qu’un conte improvisé pour distraire trois fillettes anglaises de l’époque victorienne, s’est imposé au fil du temps comme une étape majeure de la littérature dite « enfantine », qui a inspiré d’innombrables artistes aussi importants et divers tels que John Tenniel et ses successeurs illustrateurs, mais aussi les surréalistes (Wifredo Lam, Jean-Claude Silbermann…), sans oublier un peintre comme Pat Andrea dont l’oeuvre sera présentée en seconde partie de l’exposition.
De « La partie de croquet » au « Procès » final, la mini société quelque peu « humanisée », créée par Lewis Carroll, guidera les visiteurs à travers un parcours ludique et interactif, riche en éditions rares et précieuses, illustrations originales, jeux et objets de jeu divers et méconnus (cartes à jouer rouennaises et anglaises du XVIe au XIXe siècle ; jeux créés par l’écrivain britannique lui-même; jeux de société sur le thème d’Alice…), réalisations d’artistes, extraits de quelques-uns des films réalisés sur Alice…
Une conférence sur « Alice aux pays des merveilles dans la littérature enfantine anglaise, française, mondiale » vous sera proposée par Isabelle Nières-Chevrel, professeur émérite de l’université de Rennes II, auteur d’une thèse sur Lewis Carroll et de nombreuses publications sur la littérature de jeunesse. Savez-vous qu’Alice au pays des merveilles est sans doute l’une des oeuvres pour enfants les plus traduites au monde ? (150 langues). Il s’agira de tenter quelques hypothèses à cette présence mondiale autour de la représentation de l’enfant pris entre tyrannie des adultes et destin biologique et, bien sûr, de l’évolution même de la littérature pour la jeunesse depuis un siècle et demi.