Musée des lettres et manuscrits, Paris

Exposition du 03 décembre 2010 au 03 avril 2011


Romain Gary


En russe, « Gari » signifie « brûler » et Ajar « braise ». Quels que soient ses masques et avatars, Roman Gary s’est consumé toute sa vie dans le feu de l’écriture et des conquêtes amoureuses. L’hommage que lui rend le musée des Lettres et des Manuscrits, trente ans tout juste après sa mort, confirme sa stature de personnage singulier et de mythe littéraire.
À travers un vaste corpus de manuscrits, livres imprimés, photographies et coupures de presse, l’écrivain français d’origine lithuanienne y campe en caméléon : à la fois fils trop aimé qui dédiera à sa mère La promesse de l’aube, résistant de la première heure aux côtés de De Gaulle, aviateur, diplomate, époux de l’actrice Jean Seberg et deux fois Goncourt à la faveur d’un de ses masques (la règle veut que le prix ne soit attribué qu’une fois à un même écrivain). L’exposition dévoile l’intelligence et les ruses d’un homme qui justifiait ainsi ses nombreux pseudonymes : « J’éprouve parfois le besoin de changer d’identité, de me séparer un peu de moi-même, l’espace d’un livre. »