H Gallery, Paris

Exposition du 12 octobre 2018 au 24 novembre 2018


Alexandre Carin, Le Jardin aux sentiers qui bifurquent


La H Gallery présente du 12 octobre au 24 novembre, l’exposition d’Alexandre Carin, Le Jardin aux sentiers qui bifurquent.

Seraient-ce les rushes d’un film ? Ou bien des montages photographiques ? Face aux œuvres d’Alexandre Carin, un doute plane sur leur origine, sur leur matériau de fabrication. C’est en s’approchant de celles-ci que la texture de l’huile sur la toile se dévoile, que les touches apposées par le pinceau du peintre apparaissent. Ces images, pourtant si réalistes, sont donc montées de toute pièce, offrant à son créateur la possibilité d’imaginer chaque scène.

La palette utilisée renforce l’impression d’une photographie : le bleu du ciel, le vert d’un arbre, le gris d’un sol bitumé, toutes ces teintes sont semblables à celles de la réalité. Ces tableaux pourraient donc apparaître comme une vision panoramique d’un paysage, d’une rue déserte, ou de l’intérieur d’un appartement. C’est à la vue d’une démarcation, nette et précise, comme si l’image avec été dupliquée, que l’on s’écarte du réel. Les deux parties du tableau semblent, à première vue, être les mêmes, mais la grandeur de ces toiles, qui dépassent souvent le mètre, permet de se plonger dans chaque détail. Une silhouette, assise dans le coin d’un canapé, disparaît soudainement, les feuilles d’un arbre, s’envolant au vent, se sont discrètement déplacées, comme si la brise avait légèrement changé de direction : ces peintures pourraient alors représenter un lieu capturé à deux moments distincts, ou bien nous pourrions penser que ces toiles sont divisées en deux dimensions hors du temps, hors de toute réalité. 

Texte : Angèle Imbert

Crédit Visuel : Alexandre Carin, Le jardin aux sentiers qui bifurquent, 2016, Huile sur toile, 155 x 190 cm