Vera Pagava, Corps Célestes

Vera Pagava, Corps Célestes


Exposition du 18 novembre 2016 au 14 janvier 2017
Galerie Le Minotaure, Paris

Du 18 novembre 2016 au 14 janvier 2017, la Galerie Le Minotaure, en collaboration avec la Galerie Jeanne Bucher Jaeger, présente les Corps célestes de Vera Pagava (1907-1988).

Née en Géorgie, morte en France, Vera Pagava a commencé sa carrière de peintre en explorant  les genres classiques du la nature morte et du paysage avant de progressivement se tourner vers l’abstraction à partir des années 1960.

Comme d’un Mondrian qui retient de ses paysages aux arbres (1911) les lignes courbes de composition, les formes essentielles de la matière organique, sur lesquelles il construit ensuite son vocabulaire abstrait, Vera Pagava rend abstraits les sujets dont elle s’est d’abord attachée à recréer une image fidèle. De sa formation figurative, elle retient le rôle central de la lumière, en exploite sa puissance démiurgique, cette faculté de rendre visible et de faire apparaître le monde, autant que la vibration constante et infiniment belle qu’elle conjugue  à l’infini sur les objets qu’elle éclaire.

Les formes géométriques aux lignes courbes, aux bords souvent estompés, aux couleurs douces et tranquilles, qu’elle n’a eu de cesse de décliner et de rendre toujours plus « célestes » et abstraites, empruntent autant à l’art de Roger Bissière, dont elle reçut l’enseignement, qu’aux suprématistes russes, de Malevitch à Klioune, qu’elle admira tant ; aux surréalistes Ernst ou De Chirico qu’elle côtoya, qu’aux Primitifs italiens Giotto, Cimabue ou Fra Angelico dont elle prisa tant les palettes aux tons pastels, l’ingéniosité dans la manière de rendre, pour la première fois, un désir de spatialisation des scènes représentées…

Les « corps célestes » de Vera Pagava esquissent les contours d’un monde en suspension, tentent d’approcher l’essence des formes qui se cachent derrière les objets du monde « terrestre », de saisir un absolu de la couleur et de la lumière, qui forcent la contemplation autant que la méditation.

La quête que l’artiste poursuivit tout au long de sa carrière et de sa vie se voit rendre un bel hommage à travers la rétrospective que lui consacrent, en collaboration, les deux galeries et Matthieu Poirier, commissaire de l’exposition.

Infos :

Vernissage jeudi 17 novembre 2016.

Ouvert du mardi au samedi, de 10h à 18h.

Crédit visuel : Vera Pagava, Le rythme argenté, 1966, huile sur toile, 18,7x24 cm, photographie de Jean-Louis Losi.

Texte : Horya Makhlouf