Alain Cornu, Sur Paris

Alain Cornu, Sur Paris


Exposition du 09 novembre au 24 décembre 2016
Galerie Thierry Bigaignon, Paris

Du 9 novembre au 24 décembre 2016, la Galerie Thierry Bigaignon expose les photographies d’Alain Cornu dans Sur Paris.

Le photographe français, curieux et exalté, pose son œil aiguisé sur ce qui s’entrouvre à peine et illumine le Paris nocturne, sur ce qui témoigne de la vie quotidienne et de l’intime, sur ces bouts d’architecture si caractéristiques de la ville-lumière. Bref, sur les toits de la capitale et toute la poésie qui s’en dégage.

Curieux, ce n’est pas pour capturer la vue panoramique majestueuse qu’ils offrent sur la capitale qu’Alain Cornu monte sur les toits, mais bien plutôt s’arrêter à la beauté mystérieuse de ces étendues de zinc bientôt, peut-être, classées au Patrimoine de l’Unesco. Le photographe s’éprend des petites ouvertures discrètes, des pignons et des cheminées, et force le regard à s’arrêter sur ce qui lui échappe d’en bas.

C’est au crépuscule que l’artiste installe sa chambre 4x5 sur les toits et qu’il en immortalise tel morceau que la lumière du jour fléchissante fait apparaître sous un aspect inédit. La lumière naturelle faiblit mais celle artificielle, émanant d’en dessous, vient lui donner une allure irréelle, cinématographique. Sa majesté vient du jeu des ombres portées que l’artiste s’amuse à saisir, des contrastes qui semblent s’accentuer au cours du long temps de pose, des histoires qu’on image possibles sur ces scènes fantastiques, de la gamme tonale réduite de ces morceaux d’abstraction, d’habitude fenêtres ouvertes sur le monde extérieur, mais ici uniquement sur elles-mêmes.

Coup de cœur de Thierry Bigaignon, Alain Cornu expose pour la première fois dans sa galerie, et nous fait tomber amoureux avec lui de ces petits abris tranquilles et merveilleux qui se cachent au-dessus de nos têtes.

Infos :

Vernissage mardi 8 novembre 2016.

Ouvert du mardi au samedi, de 12h à 19h.

Crédit visuel : Alain Cornu, Sur Paris n°78, 2012. Courtesy Galerie Thierry Bigaignon.

 

Texte : Horya Makhlouf