Robert Blanc, Tattoo 2 le retour

Robert Blanc, Tattoo 2 le retour


Exposition du 26 avril au 26 mai 2012
Galerie Lélia Mordoch, Paris

Il ne s’agit pas d’un banal film d’espionnage, mais de l’illustration par Robert Blanc du grand livre de la vie. Dans sa précédente exposition Tattoo, la Grande Déesse se dispersait dans le chaos que figurait un grand cercle formé de 250 pièces. Aujourd’hui, l’exposition commence par la grande vague d’où émergent des figures ailées. De métamorphose en métamorphose, des myriades de particules blanches s’assemblent et donnent naissance à la Grande Déesse que fertilisent les daemons, créatures mi-hommes mi-dieux qui jaillissent du haut de leur échelle pyramidale.
Mais il faut y regarder de plus près : des dizaines de scènes mythologiques composées de personnages minuscules dansent leur farandole dans le labyrinthe de l’éternel retour. Dessinés au crayon, ils apparaissent en blanc sur l’horizon noir d’un paysage d’encre, dense résille de traits parallèles. De son pinceau chargé d’encre, Robert Blanc comble le vide entre les figures avec l’infinie patience d’un orfèvre de la miniature. Ce sont de véritables fresques dignes des grands peintres italiens de la Renaissance qui apparaissent sur ses sculptures de papiers enchâssées dans du balsa. C’est un sculpteur pour qui la pierre blanche, devenue papier illustre les mythes de sa création. Dans un syncrétisme très personnel, il mêle la sagesse orientale aux croyances occidentales dans une pensée-spirale où l’homme est l’échelle de la création.
Robert Blanc aime harmoniser les contraires, le blanc et le noir, le ciel et la terre, le yin et le yang, le masculin et le féminin. Tattoo 2 est le deuxième volet d’un diptyque qui va du chaos à la vie car pour Robert Blanc, la mort n’existe pas. Il y a donc d’abord la Grande Vague, puis la Grande Déesse en six morceaux qui absorbe l’ange comme le corps l’esprit, et se divise en deux parties dont les formes se cherchent afin de former le couple primordial.