Miguel Chevalier, Machine Vision

Miguel Chevalier, Machine Vision


Exposition du 28 mars au 25 mai 2019
Galerie Lélia Mordoch, Paris

Immersion dans le monde numérique de Miguel Chevalier. La galerie Lélia Mordoch lui dédie une deuxième exposition personnelle, Machine Vision, à découvrir jusqu’au 25 mai.

Mis à l’honneur dès demain au musée Soulages à Rodez, à l’occasion de la célébration des cent ans de Pierre Soulages, Miguel Chevalier présente en ce moment à la galerie Lélia Mordoch ses dernières recherches sur le thème du corps digitalisé et du signe de l’infini. Il est l’un des pionniers de l’art numérique et virtuel, et expérimente depuis le début des années 1980 l’immatérialité dans l’art grâce au médium de l’outil informatique.

Un pas dans la galerie et vous entrez dans la boîte noire de Miguel Chevalier. Depuis son autoportrait traité en diagramme de Varonoï, l’artiste vous surveille. Parmi les fragments d’algorithmes qui recouvrent les murs, tels des codes à décrypter, vous vous surprenez à méditer sur la notion d’infini face aux anneaux de Möbius en résine Dacryl. Et soudain… Souriez ! Vous êtes filmés. L’œil de la machine capte votre portrait et le retransmet instantanément sur un écran numérique. En un coup d’œil, le corps fragmenté, divisé en en milliers de polygones, vous avez rejoint le monde virtuel et intégré la matrice.

Texte : Anne Cuzon

Visuel : Miguel CHEVALIER, Autoportrait fragmenté, 2017, sérigraphie sur Dacryl bleu (panneau de résine), 90 x 74 cm © Miguel Chevalier