Lumières & Géométries

Lumières & Géométries


Exposition du 18 décembre 2012 au 02 février 2013
Galerie Lélia Mordoch, Paris

L’essence de l’art géométrique, c’est d’être de son époque. Il va de pair avec la science, qu’elle soit de l’homme ou des étoiles. Francisco Sobrino a été le premier à inclure dans son oeuvre une cellule photovoltaïque fabriquée par la NASA. C’était au milieu des années soixante.

Il se lamentait à l’idée que l’art cinétique n’ait pas de devenir dans les générations futures, mais la science a progressé ; l’art de lumière et de mouvement avec elle. L’infini du méandre, c’est le cercle. Sur les vases grecs, les méandres du Styx marquent les limites du royaume des morts. L’Atlas s’inspire de Teotihuacán dans ses paysages urbains. Ses labyrinthes répondent aux méandres grecs de Joël Stein. François Morellet peint avec des néons ; Miguel Chevalier peint au laser. Alain Le Boucher utilise des programmes informatiques et des diodes qui s’entrechoquent dans ses luchrones. Emmanuel Fillot cartographie les chemins de l’espace sidéral avec des pierres et des plumes.

Patrick Hughes pervertit la perspective. Keren joue des corps comme de signes graphiques. Franck Loret sculpte les formes cellulaires élémentaires en s’inspirant de la morphogénèse du vivant. Joe Neill intériorise l’espace. Sur les toupies de Laura Nillni le temps mélange les couleurs. C’est par l’écriture que L’Atlas arrive à l’abstraction géométrique qu’il aime appliquer à l’espace urbain. Il est des artistes comme Julio Le Parc pour qui la lumière est un pinceau, il est des artistes comme Horacio Garcia Rossi pour faire naître la lumière de la juxtaposition des couleurs.