Sickboy, Supernature

Sickboy, Supernature


Exposition jusqu'au 11 avril 2015

SICKBOY, Supernature

Exposition du 12 mars au 11 avril 2015

Vernissage le 12 mars de 17h à 22h, en présence de l’artiste. Un catalogue est édité.

 

Né en 1980, Sickboy est originaire de Manchester. Il vit et travaille désormais à Londres. Adepte du tag, du graffiti, c’est par ces moyens d’expressions qu’il est entré dans le monde de l’art à la fin des années 90.

Très vite, alors qu’il démarre sa «carrière» de graffeur à Bristol, ses tags et lettrages sont remplacés par un Temple. Ce logo deviendra la marque de frabrique du britannique. Il l’accompagnera souvent du slogan Save the Youth. La pratique du graffiti est pour Sickboy synonyme de liberté. Elle lui permet d’évacuer son stress et de satisfaire son trop plein d’énergie. Voyager sans cesse, bouger d’une ville, d’un pays, d’un continent à l’autre est également l’une des activités qui lui sont chères. Ainsi, où qu’il aille, il récolte des éléments naturels, urbains, qu’il transforme et adapte à son univers. Ces divers éléments composent ensuite ses œuvres d’atelier, qu’il s’agisse de toile, de dessins ou d’installations. L’atelier, Sickboy y passe également de longues heures. Dans une ambiance plus calme que celle de la rue, il dessine, peint, avec minutie, des œuvres aux détails innombrables.

Psychédéliques, ses créations sont à la fois chaotiques et organisées, certains éléments y subsistent entamés et non achevés quand d’autres sont particulièrement travaillés, soignés à l’extrême. Avec Supernature, Sickboy dévoile pour la première fois le large éventail de son univers artistique à Paris.

 

Cette exposition personnelle, c’est encore l’artiste qui en parle le mieux :

 

« Quand j’ai débuté ma nouvelle série de toiles pour « Supernature », j’ai décidé de commencer par rassembler avec soin les éléments naturels ou citadins qui me tenaient à coeur. Des trouvailles, collections ou même de simples souvenirs qui font maintenant entièrement partie de mon bagage culturel, référentiel. Un bagage qui grandit, grossit à mesure que le temps passe. J’ai ensuite fait mon choix parmi eux et ai composé ma toile. 

Pour moi, la composition permet deux types de libertés. Celle, d’abord, de pouvoir en alléger ou alourdir le sens en fonction de la façon dont les lignes se recoupent et s’assemblent. Puis celle, aussi, d’en gérer la complexité de sa portée, de son histoire, par l’utilisation qu’on peut faire des signes et des symboles.

De cette façon, vous pouvez aussi bien marcher au beau milieu d’un champ, à ne regarder que le soleil et la ligne de l’horizon qui vient alors rythmer l’insouciante beauté du monde comme vous pouvez, à l’inverse, vous retrouver, haletant, emmêlé dans les lianes d’un lierre, au coeur d’une forêt couverte de lichen fluorescent, essayant de vous

rattraper à des brindilles cassantes alors que vous plongez vers le sol. Jusqu’à ce que vous réalisiez que l’exact opposé de cette expérience puisse se révéler tout aussi instructif.

Je vois les tableaux que j’ai peint pour Supernature comme des pièces qui partagent ouvertement ce choix, entre la relaxation et le chaos psychédélique, avec l’observateur. Vous êtes libres d’utiliser cette expérience comme vous le souhaitez, en accordant plus ou moins de place à cette anarchie naturelle. Votre position est alors le reflet rassurant d’un certain focus, extérieur et intérieur, qui rassemble des informations qui vous parlent et dont l’histoire n’est racontée que pour vous. Apprécier une œuvre d’art, peindre une œuvre d’art ou tout simplement l’expérimenter... Tout est surnaturel.»


Galerie Le Feuvre
164 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 - Paris

30 expositions passées