Philippe Pasqua

Philippe Pasqua


Exposition jusqu'au 14 janvier 2012

Cela fait plus de vingt ans que Philippe Pasqua peint de manière quasi
compulsive des corps et des visages. Ceux qui, comme Pierre Restany,
l’ont connu à ses débuts ont tout de suite été frappés par la puissance
physique et émotionnelle qui émane de ses toiles.
Avec Yang Shao Bin, Liu Wei et Yan Pei Ming, Jenny Saville et Marlène
Dumas, il fait partie de ces artistes qui contribuent à renouveler l’art
du portrait en peinture en y insufflant une énergie spectaculaire.
Lorsqu’on jette un regard rétrospectif sur ce travail, on ne peut qu’être
frappé par le caractère inéluctable du cheminement qui semble l’avoir
mené jusqu’à ces oeuvres récentes, présentées pour la première fois à
l’occasion de l’exposition « PALIMPSESTES » à la Galerie LAURENT STROUK.
Parmi ses toutes premières toiles, il y en a une — vision idyllique
et chatoyante — où figurent Adam et Ève dans le jardin d’Eden. Mais
très vite, si l’on peut dire, les choses se gâtent. Le fond des toiles
s’obscurcit et se mettent à apparaître des spectres, des satyres, des
diables, des crucifiés, des animaux écorchés. C’est un travail de peinture
hâtif, fiévreux, fébrile. Les toiles sont maculées de jus de peinture,
les figures sont brossées à la hâte. Tout demeure dans un état
d’inachèvement poignant.


Galerie Laurent Strouk
2 avenue Matignon
75008 - Paris