Fabienne Gaston-Dreyfus, Le Paradis brûle

Fabienne Gaston-Dreyfus, Le Paradis brûle


Exposition jusqu'au 22 avril 2017

Du 9 mars au 22 avril 2017, la galerie Fournier présente l’œuvre de Fabienne Gaston-Dreyfus, dans une exposition intitulée Le Paradis brûle

Fabienne Gaston-Dreyfus, artiste parisienne dédiée à l’abstraction, présente ses derniers travaux, toiles de moyen et grand formats ainsi que des gouaches sur papier, dans sa première exposition personnelle à la galerie Jean Fournier. 

Sa démarche pose sur l’expérimentation de la couleur dans son état primaire. Sa préoccupation est de montrer le geste à l’origine de la création. La trace laissée par le pinceau, toujours visible, est le témoin de cette gestuelle systématique et géométrique. 

Le titre de l’exposition contient un mot clé qui pourrait expliquer la poétique de l’artiste : le paradis. Mot polysémique, le paradis au sens religieux, désigne le lieu où les âmes se retrouvent après la mort. Dans l’imaginaire commun, la notion de paradis renvoie à un non-lieu rêvé, espéré et caractérisé par le bonheur intime. Le paradis de Dante est l’exemple prégnant de ce paysage imaginé. C’est la cour des bienheureux qui ont atteint chacun leur propre degré de béatitude et qui ont trouvé leur place dans la lumière ardente, tout comme le désir d’atteindre cet état de plénitude, dont le grade est personnel. Dans le XXIe chant du Paradis, dédié aux contemplatifs, Dante reçoit une précise exhortation : « Délivre le paradis qui te brûle » (Solvi il tuo caldo disio). 

Le paradis de Fabienne Gaston-Dreyfus brûle, mais comment entendre cette action immanente ? Négative et destructrice, ou comme purificatrice ? Les couleurs terreuses et diluées que l’artiste étale à la brosse large ou étroite sur plusieurs couches contiennent l’idée de la brûlure générée par le fond de la toile, laissé souvent en un blanc contrastant. Là où la matérialité s’impose, il n’y a pas de sujet ou d’objet, son univers est porteur d’un hermétisme visuel. 

Comme si le sens de Paradis de l’artiste résidait dans l’acte même de la nécessité de la création. A trouver non pas dans une autre dimension sublimée, mais à travers la maîtrise de l’hic et nunc, de la surface et de la matière qui surgissent dans ses compositions austères et silencieuses.  

 

Info :

Vernissage le jeudi 9 mars.

Ouvert du mardi au vendredi de 18h à 20h30.

Crédit visuel : Fabienne Gaston-Dreyfus, Sans titre, 2016, huile sur toile, 160 x 270 cm

Texte : Ilaria Fagone


Galerie Jean Fournier
22 rue du Bac
75007 - Paris

42 expositions passées