Ex-voto contemporains

Ex-voto contemporains


Exposition du 08 octobre au 31 octobre 2015
Galerie Frédéric Moisan, Paris

Suite à la présence d’Alfredo Vilchis au Louvre dans l’exposition Les musées sont des mondes en novembre 2011, la galerie Frédéric Moisan rend hommage une nouvelle fois à cet artiste avec l'exposition  Ex-voto contemporains.

Alfredo Vilchis, intimement surnommé « Leonardo Da Vilchis » est issu du quartier de José Maria Pino Suarez à Mexico et est aujourdhui considéré comme le représentant le plus talentueux de la tradition ancienne des peintres d’ex-votos ou peintre de miracles (« milagros », comme on dénomme ces petites peintures sur métal déposées par centaines dans les églises mexicaines).

Victoire et Hervé di Rosa, des intimes d’Alfredo Vilchis, évoquent ainsi l’art des ex-voto : « En marge de l’art sacré comme en marge de l’Art contemporain, les ex-voto font aujourd’hui partie de l’art modeste. Ils possèdent ce sens aigu de la communication, affichent leur mépris du style, des mouvements artistiques ou de la nouveauté à tout prix, pour exister hors de tout circuit officiel de la diffusion de l’art et nourrir une invention créative toujours renouvelée. Et surtout ils ont cette grâce indéfinissable, comme la vision d’un enfant devant la magie de la vie. »

Après avoir occupé des emplois précaires afin de subvenir à ses besoins, comme vendeur de journaux, ouvrier journalier et aide maçon, il commencera à peindre des miniatures qu’il vend à ses voisins et aux touristes pour ensuite s’adonner pleinement à l’art des ex-voto. Des commandes sont alors passées à l’artiste afin de raconter une histoire, de formuler une prière, d’annoncer un miracle ou encore pour remercier la vierge de la Guadalupe et autres innombrables saints protecteurs d’un sauvetage miraculeux. Artiste du peuple, Alfredo Vilchis Roque se dit autodidacte et sera beaucoup influencé par Diego Rivera et Frida Kahlo. 

Quant aux fils d’Alfredo Vilchis, également peintres d’ex- voto, ils sont guidés par cette phrase de leur père : « Être retablero (peintre de retable), ce n’est pas n’importe quoi, c’est un travail très beau mais aussi très douloureux. Il faut le faire avec respect, ce n’est pas seulement de l’argent. Nous sommes les messagers des sentiments des gens. »

Vernissage le jeudi 8 octobre à partir de 18h.