André Frénaud, le Très-Vivant : Parcours d'un poète

André Frénaud, le Très-Vivant : Parcours d'un poète


Exposition jusqu'au 07 octobre 2017

Du 23 septembre au 7 octobre, la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet-Chancellerie présente André Frénaud, le Très-Vivant (1907-1993) à la Galerie du CROUS de Paris, une exposition consacrée à ce poète emblématique.

Né en 1907 à Montceau-les-Mines en Bourgogne, André Frénaud est sans nul doute l’un des poètes les plus emblématiques de sa génération. Formé en philosophie et en droit à Dijon et Paris, lecteur de français en Pologne en 1930, il entre au Ministère des Transports en 1938. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier des Allemands pendant deux ans, regagne la France en 1942 grâce à de faux papiers, et commence à fréquenter les cercles poétiques de la Résistance. Artiste voyageur, il se rend en URSS, en Espagne, en Italie, au Canada et aux Etats-Unis. Son parcours est également marqué par la rencontre avec de grands contemporains – Paul Eluard et Louis Aragon les premiers –, mais aussi de nombreux peintres qui illustreront ses ouvrages – Fernand Léger, Joan Miró, André Masson, Raoul Ubac, Jean Bazaine pour ne citer qu’eux. En 1985, il reçoit le prix national de Poésie pour l'ensemble de son œuvre. L’exposition André Frénaud, le Très-Vivant retrace le parcours de ce poète plus sémillant que jamais.

Cette rétrospective donne à voir et à entendre la voix d’un poète à l’existence aussi fascinante que son œuvre. A travers nombre de manuscrits, lettres et traductions, le spectateur découvre un homme de lettres discret habité par le doute existentiel, mais animé par l’espoir et l’amour de l’Autre. Un artiste engagé, soucieux de « parler » du monde et des êtres qui l’entourent. Les figures de l’altérité – en particulier des « opprimés » – sont au cœur de nombreux poèmes d’André Frénaud : des Rois mages, son premier recueil publié en 1943 alors qu’il sortait d’un camp de prisonniers, à Nul ne s’égare qui parachève son œuvre en 1986, le lecteur suit ses quêtes d’identité, d’exigence morale et de sens critique de l’existence. Dans cette perspective de « trouver sens », André Frénaud s’entoure de nombreux autres artistes de sa génération – poètes, peintres ou dessinateurs –, érigeant sa poésie comme un véritable œuvre commun ; une parole poétique vibrante, tel un dialogue avec l’indispensable Autre. Le « Très-Vivant » André Frénaud, un sujet universel, qui n’a jamais été aussi actuel. 

Vernissage le jeudi 28 septembre de 18 à 21h.

Texte : Léa Houtteville

Crédit visuel : André Frénaud, 1945, collection Monique Mathieu Frénaud


Galerie du CROUS
11 rue des Beaux-Arts
75006 - Paris

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