Bruno Durieux et Albert Féraud

Bruno Durieux et Albert Féraud


Exposition jusqu'au 28 avril 2012

Bruno Durieux a été le conseiller de Raymond Barre, puis ministre de Rocard et maire de Grignan dans la Drôme. La sculpture des métaux est depuis toujours une passion. « À la campagne, les gens gardent leurs vieilles ferrailles, j'ai de la matière première ».

A l’issue de solides études traditionnelles aux Ecoles des Beaux-Arts de Montpellier, de Marseille et de Paris (dans l’atelier d’Alfred Janniot), Albert Féraud obtient le Premier Grand Prix de Rome de Sculpture en 1951. De cette formation classique, il gardera jusque dans ses excès imaginatifs ultérieurs, le sens et le goût de l’équilibre. Son séjour de quatre ans dans la capitale italienne le met en contact avec les représentants de la jeune sculpture de ce pays, et notamment avec Nino Franchina.
Entre 1950 et 1960, il exécute de nombreuses œuvres en pierre ou en bronze, dont une série de bustes, de nature méditative, qui l’apparentent, par la perfection formelle et l’acuité psychologique, à Bourdelle ou à Despiau.
A partir de 1960, Féraud fait une double découverte décisive : celle du matériau récupéré et celle de la liberté créatrice. L’orientation de son œuvre va s’en trouver entièrement modifiée et, de figurative qu’elle était, va évoluer vers une abstraction de plus en plus marquée.
Après des recherches sur le plomb, au cours de ce que l’on peut appeler la période des « empreintes », plus ou moins archaïsantes, riches d’une belle puissance de suggestion dans l’immobilité rituelle, qui pourrait faire penser à une influence subtile de Giacometti et de Germaine Richier, et à travers eux, de divers arts « primitifs », Albert Féraud s’oriente vers des travaux en fer soudé puis en acier inoxydable.
Albert Féraud fut passionné par la projection, dans l’espace à trois dimensions, de lignes, courbes, volutes et arabesques, dont le plan à deux dimensions était jusqu’alors le terrain d’exécution privilégié. La sculpture de Féraud, jusque dans ses exubérances mouvementées où se manifeste la joie de vivre de l’artiste, garde par son sens de l’harmonie et de l’équilibre, une qualité et une densité plastique qui en font l’intérêt, aussi bien pour l’amateur de sculpture que pour l’architecte à la recherche d’une animation.


Arthème Galerie
31 rue de Beaune
75007 - Paris