Galerie Rouan, PARIS

Exposition du 10 octobre 2017 au 28 octobre 2017


Justine Darmon, Ambivalences


Du 10 au 28 octobre, la galerie Bernard Rouan présente Ambivalences, une exposition de Justine Darmon.

En sondant le rapport masculin-féminin, mais également celui que nous avons tous avec nos propres intimité et esprit, Justine Darmon propose une lecture à la fois sensuelle et rugueuse de nos émotions, de nos peurs comme de nos espoirs.

« Ambivalence : tendance à éprouver ou à manifester simultanément deux sentiments opposés à l’égard du même objet ». La définition froide d’un mot cache toujours les nuances et les aspérités que l’existence, l’histoire (la petite et la grande) et le temps lui impriment. En sondant le rapport masculin-féminin, mais également celui que nous avons tous avec nos propres intimité et esprit, Justine Darmon propose une lecture à la fois sensuelle et rugueuse de nos émotions, de nos peurs comme de nos espoirs. 

A travers les corps qui incarnent dix chapitres de la mythologie grecque, la photographe nous invite à plonger dans notre intériorité et notre corporéité, dans leurs incessants affrontements, mais également dans les mouvements contradictoires ou complémentaires qui guident nos vies, nos relations, nos trahisons. Il s’agit d’une interprétation sensuelle des luttes et des alliances qui se nouent entre nous, mais également du combat que nous menons avec nous-mêmes pour survivre, exister, essayer de vivre en harmonie avec les valeurs nobles desquelles nous nous efforçons de nous rapprocher. Si chaque mythe porte en lui-même une issue précise, le passage d’un mythe à l’autre, révèle combien rien n’est fixe. Au contraire, nos forces et nos faiblesses nous font passer de la complicité en l’affrontement, de la concorde au chaos. 

A travers chaque histoire, d’Orphée à Médée, de Pan à Hécate, en passant par Psyché et Eros ou Hermaphrodite et Salmacis, Justine Darmon donne chair et âme aux conflits et accords qui jalonnent le parcours humain. Les questions sont posées, les réponses ne s’imposent qu’un temps et nous voilà à nouveau bringuebalés par nos sentiments, nos émotions, nos actes. Inexorablement hommes et femmes jouent la même comédie. Ni victoire, ni défaite, ni repos. C’est le temps qui domine et qui sans relâche initie le nouveau chapitre d’un livre sans fin. 
Ces dix chapitres de la mythologie mis en scène par Justine Darmon interviennent entre eux comme le flux et le reflux des vagues. Jamais identiques, mais creusant le même sable. Et le crissement infini du ressac, de densité variable, comme l’écho plus ou moins violent de nos actes et de nos décisions.

Crédit visuel : Justine Darmon

Texte : Bernard Rouan