Traces, Victor Alimpiev, Marie-Ange Guilleminot

Traces, Victor Alimpiev, Marie-Ange Guilleminot


Exposition du 16 septembre 2011 au 21 janvier 2012
Centre d'Art Passerelle, Brest

Victor Alimpiev appartient à cette catégorie d’artistes représentant le corps comme figure physique ultime d’une société historique en quête d’âme. Ses réalisations cinématographiques possèdent toutes la même qualité esthétique exceptionnelle des mises en scène de groupe de la tradition russe. Chez lui, l’expression chorégraphique de la beauté sublimée relève tout autant du corps en tant que véhicule que principe des émotions et sensations. Que les corps convoqués soient isolés ou rattachés indépendamment les uns des autres à un groupe, libres ou dépendants, ces derniers, nous renvoient toujours à la mise en scène théâtrale des intentions collectives et des impressions individuelles.
Marie-Ange Guilleminot apparaît sur la scène artistique au début des années 90, en même temps qu’une génération d’artistes travaillant sur le corps. Au travers d’actions, de vidéos, de vêtements et de moulages, elle s’expose aux impressions du monde. L'objet est au centre du travail de cette artiste qui le transforme, lui attribue de nouvelles fonctions à la fois objet du quotidien et oeuvre d'art. Dans son installation intitulée shoe / chaussure 1 :1, 2001, elle restitue une véritable recherche scientifique, entreprise en 1999, sur la collection de chaussures du musée Bata de Toronto : chaque chaussure est photographiée de profil, à la même échelle, prenant presque l'aspect d'un dessin, dont les formes peuvent s'apparenter à des meubles ou à une architecture. Marie-Ange Guilleminot réalise des prototypes des semelles de chaussures, en les réinterprétant à sa façon. Ainsi, elle ausculte les liens que le corps développe avec l'objet vestimentaire.