Das wilde lieben + andere arbeiten, Miriam Cahn

Das wilde lieben + andere arbeiten, Miriam Cahn


Exposition du 03 septembre au 17 décembre 2011
Centre d'Art Passerelle, Brest

La figure humaine est au centre du travail de l’artiste, magnifiée par l’intensité des regards et l’expressivité des corps simplifiés. Ces corps jaillissent dans des espaces abstraits et intrigants. Dans d’autres séries se côtoient des chars et des victimes de la guerre des Balkans. La femme et la guerre, ses thèmes de prédilection, sondent l’âme humaine.
Cette artiste travaille autour de la peinture, la photographie, le dessin et la vidéo qui traduisent la vulnérabilité du corps et la nature dans leurs devenirs réciproques. Miriam Cahn place le corps du spectateur dans une position statique et frontale. Ses oeuvres constituent un repli où l’on déambule uniquement par le regard et non plus par le corps. Ses figures esquissées n’obéissent pas aux lois de la ressemblance mais à celles de la suggestion.
Avec l’installation Das Wilde Lieben, Miriam Cahn couvre les murs avec ses dessins sur papier, avec ses personnages qui ont presque la taille des spectateurs. Elle organise un environnement enveloppant dans lequel il est alors impossible de voir sans voir en même temps un autre visiteur. Ses figures esquissées n’obéissent pas aux lois de la ressemblance mais à celles de la suggestion. Il est impossible de les regarder toutes en même temps. Pour les observer, il est nécessaire de se déplacer puisqu’elles occupent les quatre parois. Le mouvement dicte l’ordre de la lecture. C’est une scène pour spectateurs-acteurs, partageant l’historia avec les figures dessinées. Une boîte fermée, mais sans murs, puisque ces derniers sont recouverts par de minces feuilles de papier qui n’ont pour ainsi dire aucune présence matérielle, si ce n’est celle du dessin. Plus de fenêtre ni d’objettableau, plus de murs…