Galerie Eva Hober, PARIS

Exposition du 19 octobre 2018 au 23 novembre 2018


Pauline Bastard, Gravé dans la robe


La Galerie Eva Hober présente du 19 octobre au 23 novembre l’exposition personnelle Gravé dans la robe de l’artiste Pauline Bastard. 

Pauline Bastard s’intéresse au lieu, et, plus que cela, aux évènements qui s’y sont déroulés, laissant à jamais les marques de leur passage. C’est le cas d’Athènes, et des Jeux Olympiques de 2004, où des stades se sont vu disparaître sous la foule, pour au final redevenir désert. 

Réalisant des films, récoltant des objets, l’artiste semble vouloir créer une mémoire collective autour de ce lieu que l’on a glorifié pour ensuite l’abandonner. Sur ces images, des personnages apparaissent, maquillés, vêtus, entre autres, à l’effigie d’anges, d’Athéna ou d’Éros, et offrent à ce lieu un nouveau souffle de vie. Comme des présences fantomatiques qui errent dans ces anciennes aires de jeux, les figures blanches semblent sortir d’une dimension parallèle où le temps s’est arrêté. Parfois simplement allongées sur le sol, ces silhouettes pourraient presque passer inaperçues, mais le calme présent sur ce paysage inhabité et désertique laisse apercevoir chaque détail qui le compose.

La blancheur de leur visage et de leur robe nous plonge alors dans une autre époque, instaurant un paradoxe avec le médium utilisé, la vidéo. L’image défile sous nos yeux, la qualité visuelle des films nous ramène à notre temps, créant un lien entre le passé et le présent, le réel et le divin.

Texte : Angèle Imbert

Crédit Visuel : Image extraite de Agones, vidéo, Athènes, 2018