L'actualité des musées et galeries


Miss Tic, Muses et Hommes
Galerie Lélia Mordoch, Paris
Exposition du 03 novembre 2017 au 12 janvier 2018

Miss Tic, Muses et Hommes


Du 3 novembre au 12 janvier, la galerie Lélia Mordoch présente l'exposition Muses et Hommes de l'artiste street Miss Tic ; une anthologie décalée, mais non moins engagée, de la représentation des femmes dans l'histoire de l'art. 

Née à Paris en 1956, Miss Tic est considérée comme l'une des pionnières du street art en France, rien moins ! Ses oeuvres commencent à fleurir sur les murs de Paris dès 1985 ; des images de femme – le plus souvent récupérées dans des magazines ou des affiches – et des épigrammes peints au pochoir. Sous l'impulsion de l'artiste, la rue devient le théâtre de ses élucubrations rêveuses et poétiques, parfois cyniques et cinglantes, propres à titiller l'oeil critique des passants. En 2000, Miss Tic pousse l'histoire de l'art dans la rue avec le projet Muses et Hommes par lequel elle se réapproprie dix-neuf chefs-d'oeuvre, de la Renaissance au Fauvisme. Mais les affres du temps opérant, ces créations éphémères ont depuis disparu ; restent des photographies aujourd'hui exposées à la galerie Lélia Mordoch. 

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Lieux Saints partagés
Cité nationale de l'histoire de l'immigration, Paris
Exposition du 24 octobre 2017 au 21 janvier 2018

Lieux Saints partagés


Du 24 octobre au 21 janvier 2018, le Musée d’histoire de l’immigration propose une exposition inédite à Paris : Lieux saints partagés, qui présente les emplacements communs aux trois religions monothéistes en Europe. Une immersion dans ces lieux historiques empreints de religiosité pour des millions de personnes.

L’Europe regorge de lieux communs entre Juifs, Chrétiens et Musulmans ; Lieux saints partagés met en lumière à travers des tableaux, des vidéos ou encore des amulettes, ces lieux et ces liens qui unissent les peuples à travers les religions. Une réalité à contre-courant des actualités rapportant uniquement les actes de haine et de division.
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Marc Riboud, La jeune fille à la fleur, 50 ans après
Galerie Arcturus, Paris
Exposition du 03 novembre 2017 au 25 novembre 2017

Marc Riboud, La jeune fille à la fleur, 50 ans après


Du 3 au 25 novembre, la galerie Arcturus présente l'exposition La jeune fille à la fleur, 50 ans après de Marc Riboud (1923-2016) ; retour en forme d'hommage sur une photo emblématique, et d'autres clichés marquants dans la carrière du photographe. 

Est-il encore nécessaire de présenter Marc Riboud, véritable monstre de la photographie qui s'est éteint en 2016 à l'âge de 93 ans ? Libre et engagé, l'art de l'instantané comme passion, ce maître du noir et blanc arpente la planète toute sa carrière durant. L'Orient, l'Asie, l'Afrique... dès les années 60, Marc Riboud couvre les évènements majeurs qui secouent le monde – des prémices de la révolution culturelle en Chine jusqu'au procès du tortionnaire nazi Klaus Barbie, en passant par les indépendances et les conflits armés en Algérie et en Afrique noire, et même plus récemment l'élection de Barack Obama en 2008. « Il ne faut pas se laisser aller à photographier l’exceptionnel », confiait l'artiste avant sa mort ; sa vie faite de voyages et d'images en est pourtant empreinte. 

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Emilie Sévère, Le voile des fiancés
Galerie du CROUS, Paris
Exposition du 19 octobre 2015 au 30 octobre 2015

Emilie Sévère, Le voile des fiancés


Exposition "Le voile des fiancés" d'Emilie Sévère à la galerie du CROUS de Paris du 19 au 31 octobre 2015.

"Je commence mes toiles en posant une couche de couleur très diluée. La toile est imprégnée de manière instinctive et brutale pour former un brouillard indéterminé. Le fait de malaxer cette trame provoque un terrain propice à l'émergence de formes, de figures s’accrochant aux accidents et aux traces de ma mémoire. Mon pinceau se perd dans les multiples glacis comme dans un nuage fuyant.

La toile et ses strates successives sont comme autant de voiles superposés qui masquent et révèlent pour nous introduire dans un mystère.
Ma peinture est constamment en équilibre entre figure et non figure. Une limite instable les sépare et l'élément du voile symbolise particulièrement bien ce passage de l'une à l'autre. "

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Stéphane Pencréac'h et Dominique Zinkpè, Paris-Cotonou-Paris VIII
Vallois 35, Paris
Exposition du 02 novembre 2017 au 02 décembre 2017

Stéphane Pencréac'h et Dominique Zinkpè, Paris-Cotonou-Paris VIII


Du 2 novembre au 2 décembre, dans le cadre du huitième volet de l'exposition Paris-Cotonou-Paris, la galerie Vallois – au 35 rue de Seine – offre ses cimaises à l’œuvre du francais Stéphane Pencréac'h et à celui du béninois Dominique Zinkpè. 

En cette année 2017, la galerie Vallois poursuit son initiative de promotion de l'art contemporain béninois entamé cinq ans auparavant. Riche de belles découvertes, cette huitième étape de Paris-Cotonou-Paris  fait se rencontrer le peintre et sculpteur francais Stéphane Pencréac'h, et l'artiste multidisciplinaire béninois Dominique Zinkpè ; un dialogue artistique entre deux hommes dont la route s'est pour la première fois croisée en 2016, à l'occasion d'une résidence au Centre Arts et Cultures de Lobozounkpa dirigé par Dominique Zinkpè lui-même.

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Eric Bottero et Charles Placide, Paris-Cotonou-Paris VIII
Vallois 41 Sculptures, Paris
Exposition du 02 novembre 2017 au 02 décembre 2017

Eric Bottero et Charles Placide, Paris-Cotonou-Paris VIII


Du 2 novembre au 2 décembre, dans le cadre de sa série Paris-Cotonou-Paris et parallèlement à l'exposition présentée dans son espace du 35 rue Seine, la galerie Vallois – au numéro 41 – présente l'oeuvre des photographes Eric Bottero et Charles Placide. 

Né à Paris en 1968, Eric Bottero débute sa carrière de photographe à l’aube des années 1990, d'abord comme assistant photographe avant de voler de ses propres ailes. Repéré par le magazine PHOTO en 1991, il réalise ses premiers clichés, principalement dans le milieu de la mode. Explorateur des genres et des univers, Eric Bottero plonge ensuite dans la photographie expérimentale, donnant naissance à une série directement issue d'un travail sur les négatifs couleurs. Mais viennent aussi et surtout les voyages entre Paris et Bamako en 1992, début d'une passion pour l'Afrique dont la culture imprègne dès lors son travail mêlant sculpture et photographie.

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Le Moal / Manessier, Regards croisés
Galerie Antoine Laurentin, Paris
Exposition du 17 novembre 2017 au 23 décembre 2017

Le Moal / Manessier, Regards croisés


Du 17 novembre au 23 décembre, la galerie Antoine Laurentin présente l’exposition Le Moal / Manessier, Regards croisés : une occasion de redécouvrir les univers éclatants de couleur de ces deux fleurons de la peinture française de l’après-guerre.

Nouvelle école de Paris, abstraction lyrique, peinture non figurative… Il est tentant de rattacher Jean Le Moal et Alfred Manessier aux trop nombreuses étiquettes attribuées par l’histoire de l’art et revendiquées avec plus ou moins de conviction. Pourtant, comme le montre l’exposition présentée à la galerie Antoine Laurentin, les travaux des deux artistes excèdent toute tentative restrictive de catégorisation. Durant la seconde guerre mondiale, durant laquelle ils participent à l’exposition « Vingt jeunes peintres de tradition française » en 1941, puis dans les années d’après-guerre, ils se nourrissent ensemble d’influences aussi variées que le vitrail roman ou les grands maîtres classiques, qu’ils admirent ensemble au musée du Louvre, expérimentent aussi bien la peinture murale que la tapisserie ou la lithographie, et sont proches d’écrivains et de musiciens. Les deux amis ont ainsi laissé des oeuvres intimement liées, bien que marquées par deux touches distinctes. S’ils héritent d’une abstraction déjà presque traditionnelle dans les années 1940, c’est avec une liberté formelle totale qu’ils régénèrent la peinture de l’après-guerre : un goût certain pour les compositions en grille résulte par exemple de l’assimilation des oeuvres de Mondrian, si ce n’est qu’ici la touche colorée déborde littéralement et vient exalter cette grille pour lui conférer une puissance vitale nouvelle.

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Olivier Catté, Harmonious Society
Galerie Lazarew, Paris
Exposition du 16 novembre 2017 au 23 décembre 2017

Olivier Catté, Harmonious Society


Du 16 novembre au 23 décembre, la galerie Lazarew présente l'exposition Harmonious Society du plasticien francais Olivier Catté, passé maître dans l'art de révéler dans les trames de carton des cités infinies. 

Né en 1957 au Petit-Quevilly, Olivier Catté fait de la ville son terrain de jeu ; le carton de récupération son mode d'expression. Bientôt dix ans que l'artiste rouennais lacère, gratte et déchire ce rebut de la société de consommation si caractéristique de notre ère moderne, et formidable matière première d'un art plastique unique. De ses cartons « épluchés » singulièrement travaillés et peints, Olivier Cattier fait naître des architectures et des cités imaginaires à la beauté à la fois brute et raffinée ; une réalité d'autant plus frappante qu'elle se dévoile dans des tableaux-objets monumentaux propices à l'exploration. 

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Tanguy Roussel, Matière chantée
Galerie du CROUS, Paris
Exposition du 21 novembre 2017 au 02 décembre 2017

Tanguy Roussel, Matière chantée


Du 21 novembre au 2 décembre, la Galerie du Crous de Paris présente l’exposition Matière chantée de l’artiste Tanguy Roussel ; un travail d’une maturité étonnante, réflexion artistique et sonore sur le temps qui passe.

En 1797, Haydn ouvre son oratorio La Création avec le prélude nommé La représentation du Chaos, caractérisé par l’absence de cadences à la fin des phrases musicales. Il précise que s’il a « évité les résolutions auxquelles on s’attend le plus, c’est que rien n’a encore pris forme ». Deux cent vingt ans plus tard, Tanguy Roussel s’approprie lui aussi cet espace infini de l’univers n’ayant « pas encore pris forme », non avec un chœur et un orchestre, mais au 11 rue des Beaux-Arts, au sein de la Galerie du Crous de Paris. La création à laquelle nous assistons n’est pas d’essence divine, mais plutôt musicale. 

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Clouzot et les arts plastiques, Une suite contemporaine
Galerie Topographie de l'Art, Paris
Exposition du 17 novembre 2017 au 12 janvier 2018

Clouzot et les arts plastiques, Une suite contemporaine


Du 17 novembre 2017 au 12 janvier 2018, la galerie Topographie de l’Art présente l’exposition Clouzot et les arts plastiques, Une suite contemporaine, qui offre un nouveau regard sur le rapport privilégié du cinéaste aux arts plastiques.

« S’il tient une place certaine dans l’histoire du cinéma, Clouzot en tient une, également, dans l’histoire de l’art ». Comme l’affirme Paul Ardenne, commissaire de l’exposition, impossible de séparer le cinéaste Henri-Georges Clouzot (1907-1977) du monde de l’art : d’abord parce qu’il l’a immortalisé par le biais du documentaire avec Le Mystère Picasso en 1955, puis de la fiction dans La Prisonnière, en 1968 – où les passions amoureuses et créatrices du peintre d’avant-garde Gilbert Moreau sont incarnées par Bernard Fresson – et surtout grâce au fascinant travail plastique révélé à travers ses œuvres. L’Enfer, film mythique et inachevé de 1964, a ainsi marqué les esprits pour ses nombreuses expérimentations esthétiques nourries des recherches artistiques des années 1960, menées par le réalisateur avec une ardeur obsessionnelle. La caméra y fait corps avec le cerveau maladivement jaloux de Marcel, un gérant d’hôtel paranoïaque qui soupçonne sa femme Odette de le tromper, et transcende, par le prisme de cette folie obsessionnelle, le magnétisme émanant tant du personnage d’Odette que de l’actrice, Romy Schneider. Sublimée par les contrastes lumineux et le raffinement du maquillage, l’icône du 7e art incarne, ici, un matériau plastique sous le regard d’Henri-Georges Clouzot.

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Amélie Labourdette, Empire of Dust
Galerie Thierry Bigaignon, Paris
Exposition du 09 novembre 2017 au 23 décembre 2017

Amélie Labourdette, Empire of Dust


Du 9 novembre au 23 décembre, la galerie Thierry Bigaignon présente l'exposition Empire of Dust de l'artiste Amélie Labourdette ; une immersion photographique dans l'Italie des ecomostri, symboles des réalités sociales et économiques du Sud du pays. 

Les ecomostri, en termes familiers italiens, ce sont ces constructions inachevées jugées « gravement incompatibles » avec le paysage naturel environnant, notamment en ce qui a trait à l'impact visuel. Complexes hôteliers, villas privées, tronçons d'autoroute, ponts ou villages entiers, ces ecomostri incarnent, par-delà leur existence architecturale, des réalités sociales et économiques autrement moins reluisantes : celles d'une Italie du Sud rongée par la corruption, les détournement financiers et les activités mafieuses. 

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