L'actualité des musées et galeries


Bernard Moninot, Entre temps
Galerie Jean Fournier, Paris
Exposition du 06 mai 2015 au 20 juin 2015

Bernard Moninot, Entre temps


Bernard Moninot capture l’indomptable, trace «  l’indessinable » et transcrit l’indiscernable. 

Lumière, son et vent constituent sa matière première prenant forme, ou plutôt s’exprimant, via des déploiements graphiques et tridimensionnels. Des déploiements oui, car son travail ne s’inscrit pas dans une catégorie plastique étiquetée peinture / sculpture / installation. Il est de l’ordre de la manifestation comme une frontière entre « ce qui est » et « ce qui n’est pas ». Jean-Christophe Bailly l’explique clairement avec justesse lorsqu’il écrit : « Bien qu'elle [l’œuvre de l’artiste] travaille avec la pigmentation, elle ne ressortit pas à la peinture, bien qu'elle se déploie dans l'espace, elle ne se donne pas à percevoir en tant que sculpture et enfin elle ne relève pas véritablement de ce que l'on entend par installation. Le plus juste serait de dire qu'elle est de l'ordre du dessin : mais un dessin élargi (au sens où Novalis avait pu parler de « poésie élargie ») …».

Avec la série Terminal, Bernard Moninot se penche sur les espaces d’embarquement des aéroports. Lieux de transition entre deux moments, l’artiste interroge la notion d’attente et fait écho aux œuvres utopiques du constructiviste d’El Lissitsky (1890-1941) qu'il définissait être en « attente d’avenir ». Celle de l’Antichambre s’attache à voir et écouter paradoxalement le silence tandis qu’ A la poursuite des nuages est un coup de crayon capturant notre regard à la poursuite de son étendu, étirement et autres déambulations, engendré par les mouvements des nuages au gré du vent.

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Jean Geoffroy, Une œuvre de généreuse humanité
Musée de l'Echevinage, Saintes
Exposition du 16 mai 2015 au 31 octobre 2015

Jean Geoffroy, Une œuvre de généreuse humanité


Encore trop peu connu, Jean Geoffroy (1853 - 1924) dit « Géo » est un artiste français majeur de la Belle Epoque. Considéré par ses contemporains comme « le peintre de l'enfance », il se fait une réputation en peignant l’humilité et la tendresse de la condition enfantine de la fin du XIXème siècle.

Le musée de l'Echevinage de Saintes présente la première exposition rétrospective dédiée à l'œuvre de l’artiste après de longues recherches menées par des historiens de l’art et des responsables de collections publiques.

Un peintre qu’il convient aujourd’hui de connaître tant pour son talent que pour le témoignage de la place de l’enfant à la Belle Epoque.

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Du Nô à Mata Hari, 2 000 ans de Théâtre en Asie
Musée Guimet, Paris
Exposition du 15 avril 2015 au 31 août 2015

Du Nô à Mata Hari, 2 000 ans de Théâtre en Asie


Plongez dans  2000 ans d’histoire du théâtre en Asie au Musée Guimet !

C’est entouré de silhouettes architecturales asiatiques et d’un grandBarong – créature s’apparentant à un lion - que le visiteur pénètre dans l’univers du théâtre asiatique. Un décor ancestral, différents costumes du théâtre asiatique, robes de l’Opéra de Pékin, projections de films et documentaires portant sur les épopées du Ramayana et du Mahabharata ponctuent la visite.

Le théâtre asiatique est représenté dans toute sa variété. De l’épique au drame historique, de la présentation des  minqi (substituts funéraires de terre cuite) montrant des danseurs et acrobates datant de la Chine des Hans (206 av. J.-C.- 220 av. J.-C.) aux projections des danses brahmaniques de Mata Hari en 1905, et des marionnettes de l’Asie du Sud-est aux masques japonais, un monde de divinité, d’animaux et de personnages prenant vie s’offrent à voir.

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Pas celles que vous croyez
Galerie Teodora, Paris
Exposition du 06 mai 2015 au 28 juin 2015

Pas celles que vous croyez


Exposition à l'esthétique résolument provocatrice, Pas celles que vous croyez revisite les grands chefs-d’œuvre à travers la figure mythique de Barbie. Mais ne vous y trompez pas, cette poupée trop parfaite pour être honnête n'est pas celle que vous croyez. Son air frivole n'est qu'illusoire !  Coquine et malicieuse, Barbie prend la pause pour mieux détrôner les grandes figures de l'histoire de l'art. Point de revendication féministe, Barbie s'assume, se travestit et se fait immortaliser sous les flashs de Catherine Théry.

Femme rêvée, la figure de Barbie, donne la mesure du jeu entre l'artiste et son sujet. En destituant les portraits connus et largement diffusés de l'art, Barbie incarne et singularise une œuvre illustre, ancrée dans nos esprits. Ce changement d'identité, inauguré par Marcel Duchamp, est porté à la dimension d'une réappropriation critique des apparences sexuelles ou sociales. Le travail de Catherine Théry remet en cause les définitions du genre dictées par les médias, relayées en masse sur nos écrans et inculquées depuis notre enfance. Barbie n'est plus seulement un jouet pour petites filles ou un corps idéalisé ennemi numéro un des féministes mais devient l’effigie et le miroir de notre société renvoyant à la fragilité du moi face aux mécanismes de l'identification et de la reconnaissance sociale.

Ces questionnements de l'identité, de ses modes de représentations et la façon dont nous y sommes sensibles ne sont pas sans rappeler les History portraits de Cindy Sherman, artiste photographe américaine, qui revisitait l'histoire de l'art en se déguisant en personnages figurant dans les tableaux du Caravage ou de Raphaël.

Provocatrice, cette exposition n’en est pas moins sarcastique. Incommodé ou interloqué, comment ne pas esquisser un sourire face à ces figures qui jouent de leur célébrité en se moquant délibérément de l’anachronisme et des conventions ?

 

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En corps !
Bab's galerie , Paris
Exposition du 12 mai 2015 au 30 mai 2015

En corps !


Le corps en peinture, en photo, en sculpture, en vidéo, encore et En corps ! Tel est l'intitulé de la nouvelle exposition présentée par la BAB'S galerie.

Source d'inspiration intemporelle, sujet de réflexion privilégié de l’Homme, le corps incarne ce qui nous unit comme nous divise. Sa présence dans l’art est double, il se donne à voir par sa représentation plastique et se ressent en tant que présence par les gestes et l’implication du corps de l’artiste au moment de créer. Inaliénables, ces deux notions agissent elles-mêmes comme les miroirs de nos sociétés. D’abord soumis aux canons esthétiques liant idéal et beauté de l’Antiquité à la Renaissance, le corps est par la suite réinterrogé jusqu’à être déstructuré, disloqué, défiguré chez les cubistes, et même devenir un médium à part entière au XXème siècle, en attestent performances et happenings.

La BAB’S galerie se penche sur ces questions à la fois universelles et intimes en conviant trois peintres, un sculpteur, un photographe et des danseurs, alliant disciplines et passerelles artistiques.

Franck Benoualid exalte la chair de silhouettes asexuées et vivement colorées sur fond noir. Dans un cadrage serré, le corps en action est sur le point de se redresser ou de se recroqueviller sur lui-même. Il suggère un moment d’attente, un entre deux qui entre pulsion et maîtrise insuffle une tension latente. Ces toiles contrastent avec la douceur et la sensualité des sculptures de JC Cronel [...]

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Henry Darger, 1892-1973
MAMVP / Musée d'Art Moderne, Paris
Exposition du 29 mai 2015 au 11 octobre 2015

Henry Darger, 1892-1973


Le monde imaginaire d’Henry Darger s’invite au Musée d’Art  Moderne !

Considéré comme l’un des représentants de l’art brut - art spontané insoumis aux codes académiques - l’artiste mêle fabuleuxlittérature et culture populaire américaine. Sur de grands panneaux recto verso, Henry Darger conte de curieuses petites histoires.

Elles paraissent d’abord naïves et candides puis à y regarder de plus près, on découvre l’envers de sujets sombres à l’image de la majestueuse Battle of Calverhine. Ce chef-d’œuvre de plus de trois mètres de long touche un thème sensible, peu évoqué dans l’histoire de l’art, à savoir la révolte des enfants esclaves. Après avoir été présentée aux Etats-Unis, à Madrid, Londres et Dublin, c’est au tour de la capitale française de la faire découvrir au public.

Cette pièce maîtresse de l’exposition s’accompagne de 45 autres créations, issues du don exceptionnel de la succession de Darger en 2012-2013 et des prestigieux prêts du MOMA de New York, de la Collection d’Art Brut de Lausanne et de collections privées.

Toutes se découvrent sous le prisme d’un monde chimérique, baigné de littérature, plaçant l’artiste comme un des plus influents de sa génération.

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La rue a du charme
Galerie 42b, Paris
Exposition du 21 mai 2015 au 24 mai 2015

La rue a du charme


Dynamique et rythmique, la ligne d’Hopare retentit comme le claquement d’un coup de fouet. De ses tracés spontanés, mêlant puissance et maîtrise du geste, émergent une esthétique du mouvement. Lignes de forces et secondaires tissent un réseau de fils noirs où émerge l’expression atemporelle d’un visage anonyme. Plus encore qu’il ne dessine, l’artiste façonne et fascine

Les sensations de mouvement et vitesse de ses toiles évoquent indéniablement celles des futuristes des années 1910. Succession de courbes et de droites, parallèles ascendantes et éclat de la couleur agitent le regard et rendent perceptible la rapidité d’exécution. Cependant, l’univers d’Hopare s’en détache par le graphisme ethnique de ses visages qui semblent avoir été tatoués.

La figuration rencontre l’abstraction par l’emploi d’une palette de couleurs vives non naturalistes, qui appliquées de manière vaporeuse et diffuse, suivent le mouvement sans être prisonnières de la trame. Comme des vitraux peints en aquarelle, les portraits d’Hopare se structurent par la ligne et s’harmonisent par la couleur. Une formule de création dont la touche singulière est apportée par le soin réservé au travail des yeux. Le regard capture la lumière pour pénétrer le nôtre et invite alors à un face à face plus intime...

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François Ier, pouvoir et image
BNF - Site François Mitterrand, Paris
Exposition du 24 mars 2015 au 21 juin 2015

François Ier, pouvoir et image


Si François Ier demeure l’un des rois de France les plus populaires, il ne le doit pas seulement à sa politique de conquêtes sur fond de rivalité avec Charles Quint ni à sa réputation d’humaniste sensible aux (r)évolutions culturelles et esthétiques portées par la Renaissance, mais aussi et surtout, à sa formidable capacité à mettre en scène sa propre légende grâce à une impeccable maîtrise de l’image.

Ce talent de propagandiste, qui est en partie le fruit d’une éducation lettrée, est au cœur de l’exposition que lui consacre la Bibliothèque Nationale de France. Intitulée Pouvoir et image, celle-ci examine la manière dont le souverain s’est peu à peu institué en monarque puissant et s’est tour à tour campé en triomphateur de Marignan et « rex invictissimus » (malgré les défaites militaires qui marqueront son règne), mais aussi en « roi très chrétien », en mécène et poète, en administrateur du royaume.

Le parcours de l’exposition souligne ainsi la variété des outils de communication mobilisés par le souverain, et rassemble un ensemble d’environ 200 manuscrits et imprimés, monnaies et peintures (notamment les trois portraits de François 1er peints par Jean Clouet, le Titien et Jos Van Cleve). On y découvre notamment la manière dont il sut parfaitement tirer profit des avancées techniques de son temps, et tout particulièrement de l’imprimerie. On y voit aussi évoluer singulièrement les modes de représentation du souverain, dont les portraits témoignent d’une pénétration forte des crédos esthétiques Italiens sous son règne. 

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Art Saint-Germain-des-Prés : notre sélection !
Quartier Saint-Germain-des-Prés, Paris
Exposition du 28 mai 2015 au 31 mai 2015

Art Saint-Germain-des-Prés : notre sélection !


Comme chaque printemps depuis 20 ans, l’association Art Saint-Germain-des-Prés ouvre les portes de plus de 60 galeries dans le quartier historique de Paris.

A cette occasion sont organisées des expositions majeures inaugurées par un double vernissage jeudi 28 mai à partir de 18h et dimanche 31 mai de 11h à 18h30, un événement gratuit  pour tous vous garantissant une redécouverte, voire une découverte de l’art moderne aux arts décoratifs en passant par l’art tribal, le design et l’art contemporain.

 

Pour ne pas passer à côté de l’immanquable, L’Officiel vous a sélectionné le meilleur à voir !

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Métamorphoses, Carré Rive Gauche
Carré Rive Gauche, Paris
Exposition du 03 juin 2015 au 07 juin 2015

Métamorphoses, Carré Rive Gauche


A partir du 2 juin, vous pourrez découvrir un ensemble de vernissages réunissant les antiquaires et les galeristes d'art du Carré Rive Gauche sur le thème de la métamorphose.

Situé entre le Louvre et le musée d’Orsay à Paris, ce quartier regroupe de nombreuses galeries d'une grande diversité de spécialités de l’archéologie à la création contemporaine. 

Parmi les différents vernissages de cette soirée, vous trouverez au 11 rue de Lille la galerie Arcanes, spécialisée dans les meubles du 20ème siècle, qui présente une étonnante table basse en métal brossé déclinant deux types d’éclairages.

Pour poursuivre votre visite, vous pourrez vous rendre quelques mètres plus loin, au 30 rue de Lille, pour découvrir l’exposition En filigrane  présentée par lagalerie Carole Decombe. Vous pourrez y apprécier la maîtrise du verre de Jeremy M.W. qui réinvente une technique vénitienne ancestrale pour créer un verre filigrané soufflé à la bouche à l'image de son Spirit Fruit bleu cobalt. Immanquable !

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Minimenta, seconde édition
galerie Keller, Paris
Exposition du 12 juin 2015 au 27 juin 2015

Minimenta, seconde édition


Du 12 au 27 juin 2015, l'association Art et Faubourg organise la seconde édition de Minimenta, la grande expo des petits formats.  

A cette occasion, 103 artistes sont réunis dans 12 galeries du 11 ème arrondissement de la capitale. Tout ce que vous y retrouvez - dessins, gravures, peintures et photographies - sont de petits formats, et c'est ce qui fait l'originalité de l'événement. 

De par leur pluralité, leurs prix et la diversité des mediums, les oeuvres de Minimenta s'adressent à tous, et elles invitent le spectateur à la découverte du monde de l'art contemporain sans lui mettre de barrières. 

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Lek. Jaw. Kan. Amerouge
Galerie 42b, Paris

Lek. Jaw. Kan. Amerouge


Lek. Kan. Jaw. Trois noms en trois lettres battent le rythme et donnent le ton : celui du rouge. Ecarlate, carmin ou vermillon, la couleur chaude est le fil conducteur qui les unit comme les divise.

Tels des circuits imprimés, les toiles de Lek déploient un ensemble de liaisons complexes, un assemblage de masses colorées ascensionnelles, une carte de directions obliques et perpendiculaires. Elles simulent et stimulent les connections en dévoilant des enchaînements colorés comme les maillons d’une chaîne. Etalée au rouleau, l’acrylique marque la trace du geste et de l’outil. Les aspérités de la matière colorée, son épaisseur - parfois d’une légère translucidité - ou les accumulations visibles de couches, sont autant de manifestations rappelant la présence absolue du rouleau, grâce auquel tout se construit.

Cette vision macroscopique d’ondes géométrisées trouvent un écho dans le travail de Kan par ses compositions en trame. Du bout de son Squeezer, l’artiste divise la touche et la couleur. Accolés et espacés régulièrement, les points d’épaisseurs multiples se distinguent physiquement des uns des autres et se fondent optiquement les uns aux autres. Par ce procédé, la couleur n’est pas altérée, puisqu’il faut le savoir, le mélange des pigments altèrent l’intensité d’une couleur. A une certaine distance, la palette fusionne et l’image fonctionne ! La Pin Up Bernie Dexter, Marilyn Monroe en bikini, le sourire de Rita Haywoth[...]

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